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Section E — Éthique, risques et gouvernance
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Souveraineté numérique
L’anecdote de Yannick · étape 5 de « L’autre coût de l’IA »
Une assemblée publique se tient à Sept-Îles sur l’arrivée d’un mégacentre de données américain. La salle est pleine. Les enjeux sont posés : tarifs préférentiels, emplois (peu nombreux, hautement qualifiés), consommation d’eau, propriété étrangère du foncier. Yannick prend la parole : « Si nos données québécoises sont stockées par des entreprises américaines sur notre sol mais selon leurs lois, qui est vraiment propriétaire? » Le silence qui suit en dit long.
Côté machine
La souveraineté numérique est la capacité d’un État ou d’une société à maîtriser ses infrastructures, ses données et ses choix technologiques. À l’heure où les mégadonnées québécoises sont entraînées dans des centres de données détenus par des géants étrangers, et où l'empreinte écologique de l’IA se répartit inégalement, la souveraineté n’est plus seulement géopolitique — elle est aussi numérique. Le Québec en débat actuellement.
Souveraineté numérique
Équivalent anglais digital sovereignty
Capacité d’un État, d’une organisation ou d’un peuple à maîtriser ses infrastructures, ses données et ses outils numériques, et à exercer un contrôle effectif sur leur usage, en évitant la dépendance excessive à des fournisseurs étrangers.
Exemple
Le projet québécois VILLE_IA (2025) vise notamment le développement d’outils d’IA « éthiques et souverains » pour les municipalités.
Source IVADO, OBVIA.