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Section H — Cybersécurité, vie privée et hygiène numérique
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Hameçonnage vocal
L’anecdote de Robert, grand-père de Sébastien · étape 2 de « L’arnaque du petit-fils »
Au bout du fil, la voix continue : « Il faut envoyer 2 800 $ par Interac à mon avocat, sinon je passe la nuit en cellule. » Robert panique. Le combiné coincé contre l’épaule, il prend ses lunettes, son portefeuille, ouvre l’ordinateur portable resté sur la table. Son cellulaire vibre à côté. C’est sa fille, pour autre chose. Il décroche par réflexe. Elle l’arrête net. « Papa, raccroche. Sébastien est à l’école. »
Côté machine
L'hameçonnage vocal (vishing) a bondi de 442 % en 2025. La recette est invariable : voix clonée d’un proche, urgence fabriquée (accident, garde à vue, hôpital) , demande d’argent par virement instantané, consigne de ne prévenir personne. Les pertes moyennes par incident d’entreprise tournent autour de 500 000 $ US.
Hameçonnage vocal
Équivalent anglais vishing, voice phishing
Synonymes :
Phishing vocal terrain courant
Variante de l’hameçonnage menée par appel téléphonique ou message vocal, dans laquelle un fraudeur utilise du clonage vocal et des agents conversationnels pour usurper l’identité d’un proche, d’un dirigeant ou d’une institution afin de soutirer des renseignements ou des fonds.
Note
Les attaques de hameçonnage vocal ont augmenté de 442 % en 2025 en raison des techniques d’IA. Pertes moyennes : ~500 000 $ US par incident d’entreprise (~600 000 $ US dans le secteur bancaire). Variante célèbre : « arnaque au PDG » par hypertrucage vocal.
Exemple
Le directeur financier d’une PME québécoise reçoit un appel imitant la voix du PDG demandant un virement urgent de 250 000 $ vers un compte étranger.
Source FTC, rapport 2025 ; Bureau de la concurrence du Canada, alerte mars 2026.